Les Journées Nationales de l’Architecture 2021 à Chiconi, Mayotte et Montjustin, Alpes-de-Haute-Provence

Au programme des Journées de Montjustin et Chiconi, ces 15 et 16 octobre, organisées par les communes, les partenaires des projets et la Preuve par 7 : arpenter, visiter un territoire, guidé.e.s par des habitants fin connaisseurs, avec leurs complices architectes, puis réfléchir collectivement, à Mayotte, autour d’une exposition et deux conférences sur comment on peut construire un territoire à partir des usages et comment le projet d’architecture peut devenir un lieu de formation, et à Montjustin lors d’un atelier public d’architecture pour matérialiser le cadastre du cœur du village pour se projeter dans son aménagement.

Affiche des JNA 2021 Chiconi

 

 

Appel à questions La Preuve par 7 : Favoriser les expérimentations en architecture et urbanisme et résoudre les blocages

Comment résoudre les blocages que rencontrent aujourd’hui les porteurs de projets qui œuvrent quotidiennement pour des tiers-lieux, des équipements, des logements, des quartiers qui répondent aux besoins des usagers et des territoires, et adaptés aux enjeux de participation citoyenne, de transition écologique ou de sobriété économique ?

Ces blocages réglementaires, techniques, de méthodes ou encore culturels peuvent ralentir le processus de projet, le banaliser, voire l’empêcher d’aboutir.

Via un questionnaire d’une dizaine de minutes, la Preuve par 7 recueille les questions et problèmes rencontrés par les porteurs de fabriques sur le terrain. Une dizaine de questions particulièrement récurrentes ou emblématiques seront sélectionnées. La Preuve par 7 proposera un accompagnement technique aux porteurs de ces questions pour tenter de les résoudre. Au moyen d’un travail commun entre les porteurs de projets, l’équipe de la Preuve par 7 et les institutions et experts qu’elle mobilisera, il s’agira d’élaborer des propositions concrètes, partagées et éventuellement généralisables (pistes d’évolutions réglementaires). Un programme de formation sera proposé à l’ensemble des répondants, ainsi que les retours d’expériences du travail engagé dans la résolution des blocages .

La Preuve par 7 est une démarche associative qui promeut l’expérimentation en urbanisme et architecture, soutenue par l’ANCT, les Ministères de la Transition écologique et de la Culture, avec la participation de la Fondation de France.

Agir dans la ville anthropocène, conférence de Michel Lussault aux universités d’été de La Preuve par 7

Michel Lussault est géographe, directeur de l’école urbaine de Lyon. Il était invité par la Preuve Par 7 aux Université d’été de la Preuve Par 7 au festival de Bellastock du 15 et le 17 juillet dernier, pour parler des enjeux de l’urbanité à l’heure de l’anthropocène.

La croissance urbaine, les constructions de mégalopole, d’espaces urbains de plus en plus grand et nombreux est un phénomène central de l’anthropocène en tant que source de déstabilisation de systèmes biophysiques, d’émission de CO2 et du dérèglement climatique.

Cette intervention éclaire l’insoutenabilité du modèle urbain construit comme une évidence depuis plusieurs décennies. Fondé sur le mythe d’un espace-monde et de ressources illimitées, ses fragilités deviennent de plus en plus palpables au regard des multiples canicules, pluies diluviennes et incendies dans le monde.

Il est impossible d’imaginer la fin de l’urbanité à court terme.  Alors comment mettre en place un autre modèle économique ? Peut-on inventer de nouveaux imaginaires architecturaux, politiques et de mode de vie?

Plusieurs pistes sont proposées par Michel Lussault : sortir de l’individu consommateur, considérer ou reconsidérer nos interdépendances comme « la seule chose qui nous permet de discuter collectivement de nos limites ». Construire des lieux clairières, ouverts sur l’extérieur et donc le vivant avec lequel on définit une géopolitique. Retrouver une gouvernance capable de gérer les relations publique-privée au sein des villes en intégrant le Commun comme base et non comme une politique marginale.

Le géographe  ajoute un concept : soustraire. Une mise à l’écart d’un espace qui ne serait ni public, ni privé, ni commun. À l’image des premier parcs naturels aux États-Unis du XIXe siècle, ce régime nous pousse à réfléchir sur nos besoins, les limites que nous sommes collectivement capable de fixer dans un temps donné.

Vous pouvez l’écouter ici sur le site de notre partenaires la radio Cause commune

 

 

L’Université d’été 2021 | Programme

Pourquoi l’Université d’été ?

Parce que ceux qui veulent faire la ville différemment manquent parfois d’outils et souvent de légitimité pour inventer les réponses aux crises actuelles ;

Parce que dans la fabrique de la ville et l’organisation de ses habitants, les postures réflexives, les expériences pratiques et le travail manuel sont en clash depuis trop longtemps ;

Parce qu’il est urgent de faire reconnaître, de documenter et de transmettre les expérimentations menées par celles et ceux (citoyens, urbanistes, architectes, élus) qui agissent différemment afin de les relier et de leur faire de la place ;

Parce que les temps de rencontre, de discussion et d’action manquent ces temps-ci ;

Du pas de porte au quartier, de la démocratie planificatrice aux occupations multiples, du partage de connaissances aux inventions réglementaires, La Preuve par 7 et la Chaire EFF&T vous proposent de faire ensemble un pas de côté et d’aller gambader dans ce qui s’invente.

Venez participer à la première université d’été les 15, 16 et 17 juillet prochains, en bord de Seine, accueillie par le projet CAAPP de Bellastock. Trois matinées de réflexions et d’échanges entre intervenants éclairés et participants variés précéderont trois après-midi d’expérimentations pratiques.

Nos Questions

La Preuve par 7 souhaite démontrer que l’on peut faire la ville différemment, inventer des espaces s’adaptant aux usages présents et futurs et non l’inverse, imaginer un monde ouvert, non totalement défini. Pour y arriver, le principe d’expérimentation est nécessaire.

 Qu’est-ce que l’expérimentation en urbanisme ? Qu’entend-on par là, dans les usages, dans l’espace, dans le temps, dans la loi ?

Quelles sont les méthodes, les moyens et les droits de celles et ceux qui souhaitent agir de manière plus libre, plus collective, plus inventive dans la cité ?

Si l’expérimentation a vocation à changer d’échelle, comment diffuser les solutions inédites, les pratiques bricolées ou les postures ingénieuses pour construire un espace commun ?

Les trois journées proposées visent à creuser les questions ci-dessus au travers de trois thèmes  :

Le premier est  « Expérimenter » car un temps de questionnement du sens même de ce mot paraît indispensable. Qu’est ce qu’expérimenter ? Dans quelles situations ? À quelles échelles ? À quelles fins ?

Le deuxième est « Vivre » façon la plus vaste de parler d’habiter. Nous ne vivons pas seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps : dans des usages successifs, des décisions communes, qui s’installent dans la durée ou parfois dans l’urgence.

Le troisième est « Pouvoir » pour s’inventer les moyens d’agir à partir du déjà-là ; pour construire la négociation comme une possibilité de transformation.

Cette université d’été s’inscrit dans le cadre de la chaire EFF&T et se déroulera au sein du Festival Bellastock 2021 : Cité Vivant.

Recontre #6 : « LES GENS (EXTRA) ORDINAIRES » – Myriam Hamdi, Directrice de crèche

Tout un chacun a quelque chose à nous apprendre !

« Les Gens (extra) ordinaires » est un programme de rencontres, un espace d’expression convivial, organisé au Lycée avant le lycée à Bagneux. À chaque G(E)O, une personne a priori ordinaire viendra raconter son récit, ses expériences professionnelles ou personnelles qui l’ont marqué.

Pour cette sixième rencontre des G(E)O le Lycée avant le lycée accueille, Myriam Hamdi, directrice de crèche et consultante en parentalité qui nous parlera des violences éducatives ordinaires.  Celles dont on n’a pas pris conscience, car elles nous ont été léguées par notre éducation tant familiale que scolaire. Pourtant, ces violences éducatives ordinaires ne sont pas sans conséquence sur le développement d’un enfant et faute de les connaître, ces violences sont banalisées, voire occultées…

Cet événement est organisé avec la Ville de Bagneux, La Preuve par 7, Le Plus Petit Cirque du Monde.