Une nouvelle époque de l’action culturelle

Une nouvelle époque de l’action culturelle

Une nouvelle époque de l’action culturelle – Fabrice Lextrait avec le concours de Marie Van Hamme et de Gwenaelle Groussard

Mai 2001

« L’étude réalisée, à la demande du secrétariat d’Etat au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle, sur “ces projets qui posent de manière originale et singulière les conditions de production et donc de réception de l’acte artistique”, a été menée du mois d’octobre 2000 au mois d’avril 2001. Le champ que nous tenterons d’aborder dans cette étude n’est pas, par nature, délimité à un secteur, à un territoire, à une discipline, à un genre et nous avons souhaité privilégier une démarche pragmatique qui combinait plusieurs approches.

Tout d’abord, il nous a semblé indispensable de mettre en place un dispositif de collecte d’informations qui permettrait d’esquisser, sur la base d’un travail empirique, une cartographie du réel. Cette approche descriptive doit permettre d’éclairer un territoire particulier et de tenter de comprendre des processus complexes que l’on ne connaît souvent que superficiellement.

En enquêtant dans 11 régions différentes , nous avons pu rencontrer plus de 150 personnes impliquées à différents titres dans ces expériences, qu’elles soient opérateurs, artistes, personnels administratifs et dans une moindre mesure élus. Les quinze monographies et les seize fiches d’expériences présentées dans ce rapport (volume 1) sont les productions éditoriales de ce “tour de France”. Ensuite, nous avons considéré que les problématiques soulevées par ces expériences nécessitaient une approche contradictoire, qui plus est collective. C’est pour cela que nous avons mis en place un groupe d’appui constitué de 15 personnes issues d’horizons très divers. Le contenu des échanges de ce groupe qui s’est réuni à trois reprises a fait l’objet d’une transcription intégrale (volume 3). Enfin, pour appréhender les contours d’une possible politique publique dans ce champ, nous avons rencontré au sein du ministère de la Culture, mais également au sein de nombreux autres ministères, les techniciens en charge de ces dossiers. Ce travail inter-directionnel et inter-ministériel nous a permis d’interroger les positionnements actuels et les potentialités d’investissements complémentaires de chacun

L’objet de ce travail est de pouvoir appréhender les fondements communs et les déterminants artistiques, économiques, sociaux, urbains et politiques de ces expériences afin de définir “une approche qui permette que le ministère de la Culture les repère, les écoute, les accompagne, sans les institutionnaliser, ni les enfermer dans une catégorie ou un label”. Les précautions nécessaires à l’investigation d’un tel sujet sont nombreuses, car la première difficulté est celle de la définition “conceptuelle” du champ d’investigation. Les expériences dont il sera question ne sont pourtant pas mystérieuses; elles s’offrent au contraire très naturellement, à l’observation, au commentaire, à la critique. Elles sont toutes porteuses d’une réalité qui fait sens et qui peut, contrairement à bien d’autres phénomènes culturels, être analysée concrètement. En fait l’“illisibilité” de ces expériences, souvent évoquée par les interlocuteurs institutionnels, est sans doute à l’origine de la difficulté que l’on a, aujourd’hui encore, à les situer dans un pays culturel identifié, dont les paysagistes sont pour une part les intervenants de l’économie industrielle, et pour une autre part les personnels des ministères ou des collectivités locales. Écartés des schémas culturels institutionnels publics et privés, ces projets n’ont pas su non plus se structurer collectivement pour faire entendre leur voix et témoigner de leur intérêt, de leur nécessité. C’est donc d’une situation paradoxale qu’il nous faut partir pour relier la situation actuelle à un faisceau d’indices historiques indispensables à la compréhension du mouvement. »

Lisez l’intégralité du rapport ICI !

Une nouvelle époque de l’action culturelle

Manifeste du Tiers Paysage

Manifeste du Tiers Paysage – Gilles Clément

2004

Le Tiers Paysage est un concept provenant du jardinier et paysagiste Gilles Clément. Il le définit comme la somme des espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature. Il concerne les délaissés urbains ou ruraux, les espaces de transition, les friches, marais, landes, tourbières, mais aussi les bords de route, rives, talus de voies ferrées, etc … A l’ensemble des délaissés viennent s’ajouter les territoires en réserve. Réserves de fait : lieux inaccessibles , sommets de montagne, lieux incultes, déserts ; réserves institutionnelles : parcs nationaux, parcs régionaux, « réserves naturelles ».

Comparé à l’ensemble des territoires soumis à la maîtrise et à l’exploitation de l’homme, le Tiers-Paysage constitue l’espace privilégié d’accueil de la diversité biologique. Les villes, les exploitations agricoles et forestières, les sites voués à l’industrie, au tourisme, à l’activité humaine, l’espace de maîtrise et de décision sélectionne la diversité et parfois l’exclut totalement. Le nombre d’espèces recensées dans un champ, une culture ou une forêt gérée est faible en comparaison du nombre recensé dans un délaissé qui leur est attenant.

Considéré sous cet angle le Tiers-paysage apparaît comme le réservoir génétique de la planète, l’espace du futur …

Retrouvez l’ensemble du Manifeste du Tiers Paysage via ce lien !

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Les Maitrises d’Ouvrage Alternatives

Les Maitrises d’Ouvrage Alternatives – Sarah Bronsard, Annette Cochard, Hubert de Fougerolle, Leslie Grigné, Clara Palaric ; sous la direction de Sylvie Fol

Avril 2020

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un travail universitaire commandé par l’association Notre atelier commun, la coopérative Plateau urbain et l’agence Palabres, collectivement porteurs de la démarche La Preuve par 7 à cinq étudiants en Master 2 d’urbanisme, à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. L’objectif de cet atelier, mené sur une période de six mois, est de réfléchir aux modèles juridiques et organisationnels pouvant servir de cadre à de nouvelles formes de maîtrise d’ouvrage. La phase précédente s’articulait en deux axes : le premier, un travail de réflexion et d’état de l’art, visait à la fois à déterminer ce que peuvent recouvrir les maîtrises d’ouvrage alternatives et à comprendre le contexte d’aménagement dans lequel elles émergent. Le second s’attachait à faire un état des lieux des dispositifs permettant de concrétiser ces nouveaux modes de faire. Cet état des lieux a pris la forme d’un abécédaire, qui regroupe les structures et les acteurs porteurs de maîtrises d’ouvrage alternatives, ainsi que les outils dont ils peuvent se saisir tout au long du processus de projet.

Si ces apports conceptuels et juridiques s’avèrent essentiels, leur utilisation dans la pratique en architecture et en urbanisme passe aussi par leur mise en œuvre dans des expérimentations concrètes. C’est à partir des difficultés que rencontrent sur le terrain des porteurs de projets en cours de montage, et grâce à leurs retours d’expérience positifs ou négatifs, que peuvent se dessiner des repères communs. La deuxième partie de cette étude est axée sur deux projets en cours de montage accompagnés par La Preuve par 7 dans deux communes de la banlieue parisienne. Nous en présenterons les grandes lignes afin de mettre en lumière les besoins, les opportunités et les défis posés par chaque situation en termes de maîtrise d’ouvrage et de gestion collective, avant de proposer des pistes juridiques et méthodologiques.

Consulter l’étude de cas des Maîtrises d’ouvrage Alternatives.

Consulter l’abécédaire des Maîtrises d’Ouvrage Alternatives.

Une nouvelle époque de l’action culturelle

Urbanisme temporaire

Urbanisme temporaire : définitions, acteurs, outils et enjeux – Lisa Bachir, Sonia Dinh, Marion Dreuil, Camille Krier, Elvia Théron, sous la direction de Juliette Maulat

Décembre 2017

Pratique aujourd’hui largement mobilisée par des collectivités, par de grands propriétaires fonciers, par des collectifs d’artistes ou par des promoteurs, l’urbanisme temporaire touche également le grand public, notamment par le biais de programmations festives dans des lieux ouverts à tous. Selon l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France, l’urbanisme temporaire correspond à « toutes les initiatives qui visent, sur des terrains ou bâtiments inoccupés, à réactiver la vie locale de façon provisoire, lorsque l’usage du site n’est pas encore décidé, ou le temps qu’un projet se réalise » (IAU, 2017). Cette définition ne fait pas consensus; le terme restant mouvant tant les projets qui s’y rattachent sont divers. Tailles, acteurs mobilisés, outils juridiques, contextes urbains, programmations sont autant de caractéristiques qui peuvent varier d’une occupation à une autre.

L’enjeu, pour les différents acteurs qui s’emparent de cet outil, est alors de dépasser le flou qui entoure encore la notion d’urbanisme temporaire pour analyser les effets réels de ces opérations, qu’ils soient matériels ou symboliques. Les premiers travaux sur cet objet sont récents, les publications de l’IAU et de l’APUR datant par exemple de 2017. Les occurrences dans la littérature scientifique, mais aussi dans la presse se sont multipliées depuis une dizaine d’années. Il apparaît alors nécessaire d’adopter un recul critique afin de saisir ce que propose et génère l’urbanisme temporaire dans la ville, ce qui fait appel à l’évaluation des différents projets.

Pour consulter l’intégralité de l’Atelier rendez vous ICI !

 

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Le commerce à Saumur

Le commerce à Saumur – Pascal Madry

Avril 2019

Comme beaucoup de villes moyennes, Saumur est confrontée à une périurbanisation qui pèse sur les commerces du centre-ville, bien que la dynamique commerciale reste importante. D’après l’étude de l’Institut de la Ville et du Commerce réalisée pour la Preuve par 7 en 2019, le taux de vacance commerciale de la ville n’est en effet pas alarmant et apparaît même faible par rapport à d’autres villes moyennes semblables. Néanmoins, le bâtiment des galeries correspond à un idéal-type ancien du commerce : les galeries commerciales avec passage couvert si bien décrites par Zola dans le Bonheur des Dames. Si cette architecture commerciale est remarquable, la commercialité “en étage” n’est plus adaptée aux pratiques de consommation actuelles. Ce phénomène, loin d’être une exception saumuroise, est récurrent sur l’ensemble du territoire français.

 

Retrouvez l’intégralité de l’étude : Institut pour la Ville et le Commerce – Saumur