Journal de Bord de Lunel #1

Journal de Bord de Lunel #1

Journal de Bord de Lunel #1

Janvier 2020

La permanence est au cœur de la méthode de la Preuve par 7.

Coordonnée par un pilote de projet, la personne permanente accompagne la montée en puissance de l’expérimentation. La permanence jouera le rôle d’ensemblier du projet. Elle consiste à accueillir un.e “permanent.e” qui va “habiter” et “occuper” le bâtiment afin d’instaurer une dynamique de projet à travers des activités, des rencontres, des conférences, des ateliers de co-construction. La permanence s’effectue sur le temps long et permet de tester des aménagements tout en réouvrant progressivement le bâtiment.

Un premier échantillon de permanence a été réalisé par la Preuve par 7 entre décembre 2019 et janvier 2020. Pilotée par Jacques Garnier, un jeune architecte, elle a permis de créer un premier lien avec les acteurs locaux à la fois publics et privés (SNCF, Communauté de communes, Ville, DREAL, DDTM, Régie des territoires, Associations…) et d’impulser une dynamique commune. Finalement concrétisée par une intervention de mise au propre et d’ouverture symbolique du bâtiment réalisée par la Régie du Pays de Lunel et soutenue par la Communauté de Communes, ainsi que par la tenue d’une rencontre publique autour des locomotives du lien social, avec plusieurs intervenants spécialistes des questions sociales. Cette première permanence a permis de rendre compte des grandes envies de chacun des acteurs autour de ce projet commun.

Voici le journal de bord de cette permanence:

JdB Lunel Phase #1

Les formes d’habitat participatif en France

Les formes d’habitat participatif en France

Les formes d’habitat participatif en France – Ôfildesvoisins & Coopérative Oasis

2020

L’habitat participatif est une réponse collaborative à la question de l’habiter. Elle soulève des enjeux de société tels que celui du lien social, du bien vieillir, des pratiques éco-responsables et de préservation de l’environnement, de logement abordable… Chercher un terrain à vendre, concevoir un logement qui correspond aux besoins et aux principes de vie de tous, puis gérer et entretenir l’habitat au quotidien, implique des organisations collectives spécifiques. Sous quels cadres juridiques plusieurs personnes peuvent-elles se regrouper pour réfléchir à un projet immobilier en commun ? Cet article recense les statuts juridiques permettant le montage et la gestion d’un habitat participatif. Il décrit chaque statut en soulevant ses avantages et inconvénients à mettre en balance en fonction du montage opérationnel choisi.

Découvrez l’article sur Ôfildesvoisins

 

Une base de données inventorie les projets d’Oasis et d’habitat participatif en France et en Belgique. Créée par et en concertation avec l’ensemble des acteurs de la thématique, elle permet un recensement exhaustif d’une part, et implique une mise à jour des données sur plusieurs supports, d’autre part. Cette base de données est aujourd’hui portée par la Coopérative Oasis et Habitat Participatif France.
L’outil qui a été développé permet de collecter et restituer l’information sur les sites internet de tous les partenaires sous forme de cartes paramétrables (via un système d’iframe). On y trouve notamment le statut juridique de chaque projet.

Carte à consulter sur leur site

Les formes d’habitat participatif en France

Expérimenter, c’est permis ?

Expérimenter c’est permis ? Mélanie Bouissière

2019

« Les multiples crises sociales, économiques et environnementales, menant à l’épuisement des ressources conduisent certains des architectes à repenser leur approche de l’acte de bâtir. En effet, le monde de la construction a été modelé par des événements historiques marquants. Notamment, la seconde guerre mondiale et l’avènement de l’ère industrielle ont entraîné une perte des savoir-faire par la disparition d’une grande partie des artisans. Le rétablissement des villes s’est alors opéré en utilisant le béton à outrance comme vecteur de reconstruction. Le monde du bâtiment, industrialisé, génère une production incommensurable de déchets et son impact sur l’environnement est considérable. Face à la crise écologique et aux récentes théories sur les risques d’effondrement de la civilisation industrielle, je prends conscience dès le début de mes études et à travers mes différentes expériences professionnelles, qu’en tant qu’architecte, nous pouvons nous engager dans la transition écologique. Il est à notre portée de devenir des acteurs actifs dans le changement de paradigme de la construction. »

Au travers de son mémoire, Mélanie Bouissière, s’interroge sur la manière dont l’expérimentation peut se développer dans le cadre de la maitrise d’œuvre. Agrémenté de nombreux exemples et de son travail aux côtés d’Encore Heureux, ce mémoire nous présente plusieurs formes d’expérimentations et les divers débats qui traversent cette notion.

Retrouvez l’intégralité du mémoire en téléchargeant son PDF !

Les formes d’habitat participatif en France

Évaluation de la loi sur le permis de faire

Évaluation de la loi sur le permis de faire – Assemblée Nationale

Septembre 2019

« Le permis de faire fut, d’abord et avant tout, l’expression d’une ambition visant à renforcer et à pérenniser le modèle culturel français en affirmant la liberté de création, la promotion de la transparence dans les industries culturelles, l’amélioration de la qualité architecturale et la clarification des dispositifs de protection patrimoniale. Mme Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture et de la Communication, qui a porté le projet de loi LCAP, la résumait par la formule suivante : cette loi « affirme la spécificité de la culture et ce pourquoi elle requiert la protection du législateur ». Elle incarne ainsi la relation particulière que la France et sa représentation nationale entretiennent avec la culture.

Pour mener cette première évaluation de la loi LCAP, les rapporteurs ont tenu à entendre un grand nombre d’acteurs de terrain, afin de récolter des témoignages concrets des forces et des faiblesses de l’action de l’État sur l’ensemble des territoires : plus d’une cinquantaine ont ainsi été entendus par les rapporteurs. Ceux-ci tiennent à remercier l’ensemble des personnes qui ont accepté de partager leur expérience et leurs recommandations pour améliorer l’action de l’État en matière architecturale et patrimoniale. »

Retrouvez l’intégralité du rapport d’information sur ce lien !

La commission des affaires culturelles et de l’éducation a examiné le rapport d’évaluation de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, lors de sa séance du mercredi 25 septembre 2019. Retrouvez la vidéo des débats ici.

Les formes d’habitat participatif en France

La grammaire participative

La grammaire participative – Judith le Maire de Romsée

Février 2009

« Des processus participatifs impliquent de nouveaux acteurs l’architecture et l’urbanisme lors des crises urbaines du XXe siècle liées à l’industrialisation, aux démolitions des guerres ou de l’urbanisme fonctionnaliste. Le dialogue «œuvre auteur» est contextualisé et augmenté des commanditaires et des usagers. L’architecte autoritaire devient pédagogue et apprend de l’usager, ce « spécialiste de l’habiter» et il l’informe pour qu’il participe. L’expression créative de chacun est autorisée dans le projet, … Divers instruments sont utilisés pour la participation (enquêtes, musées de villes – Urbaneum – et expositions, réunions d’habitants – conférences permanentes – pamphlets …). Il s’agit de constater la persistance des outils et de montrer l’évolution de la grammaire participative au cours du siècle. Les variables des expériences participatives sont étudiées. La grammaire permet d’évaluer l’institutionnalisation de la participation par les pouvoirs publics à la fin siècle. »

Vous trouvez ici la thèse complète de Judith le Maire de Romsée.