Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

Du vernaculaire à la déprise d’œuvre – Édith Hallauer

décembre 2017

« Cette thèse a pour point de départ le constat de l’émergence de revendications vernaculaires dans le champ urbain « alternatif » (Paquot, 2012 ; Béal & Rousseau, 2014) contemporain, en urbanisme, paysage, architecture et design. Des néologismes récents semblent empreints de tautologies et de paradoxes : on parle « d’urbanisme convivial » (Grünig, 2013), de « vernaculaire contemporain » ou de « nouveau vernaculaire » (Frey, 2010). Une première étude terminologique autour du vernaculaire dévoilera une étymologie fondamentalement dialectique et relative : ce mot savant désigne l’aspect populaire des choses – noms communs, pratiques ordinaires, savoirs non-doctes. Mais la géohistoire du vernaculaire révèle surtout sa subversivité latente, confirmant là sa place dans le champ des alternatives. C’est à partir des concepts de « travail fantôme » et de « genre vernaculaire » (Illich, 1983), que nous établirons que le terme est apparu lorsque la chose a disparu.

Une dépossession (des savoirs, des techniques, des biens communs, des modes de faire) se lit au creux des révolutions industrielles (Giedion, 1980) et des mutations des pratiques de subsistance, désormais reléguées au champ des loisirs (Corbin, 2009). Le terme est donc intimement lié à un caractère revendicatif, de reprise, qui n’est pas sans écho avec un type de pratiques critiques en design : être contre, tout contre (Papanek, 1974). C’est alors par l’analyse de différents types de reprises récentes, posant les esquisses d’un paysage existentiel du vernaculaire (Jackson, 1984), que nous proposons l’idée de déprise d’œuvre, déployant les paradigmes d’un urbain soutenable. Dans un contexte de déprise urbaine qui la voit apparaître, la déprise d’œuvre répond à la maîtrise d’œuvre, par la quête du recouvrement des savoirs qu’aura révélé le vernaculaire : faire, laisser faire, faire faire. Nourrie d’improvisation, de processus et d’expérience (Zask, 2011), cette attitude affirme finalement le rôle de vecteur rhétorique et mobilisateur que joue le vernaculaire dans la réinvention de pratiques urbaines. »

Vous pouvez ici accéder à la thèse complète d’Edith Hallauer.

Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

TAZ : zone autonome temporaire

TAZ : Zone Autonome Temporaire – Hakim Bey

1991

« (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des « Utopies pirates » du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, « apparaissant-disparaissant » pour mieux échapper aux Arpenteurs de l’Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l’espace, le temps ou l’imaginaire, et se dissout dès lors qu’il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces « concédés » à la liberté : elle prend d’assaut, et retourne à l’invisible. Elle est une « insurrection » hors le Temps et l’Histoire, une tactique de la disparition. Le terme s’est répandu dans les milieux internationaux de la « cyber-culture », au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens.
La TAZ ne peut exister qu’en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles « apparaissent » ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée. »

Retrouvez l’intégralité du livre via ce lien !

Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

Avant l’architecture, une programmation habitée

Avant l’architecture, une programmation habitée – PUCA

2019

« Que faire d’un vide laissé par la démolition de tours de logements sociaux et d’un centre commercial après les interventions de l’ANRU ? A cette question posée par la ville de Clermont-Ferrand, Patrick Bouchain et Loïc Julienne proposent une autre manière de travailler sur l’espace urbain en installant une Université Foraine : une permanence de deux architectes qui vivent et travaillent sur place et invitent l’ensemble de la population (habitants, services municipaux, élus, associations, étudiants, etc.) à construire des réponses.

Ce récit d’expérience écrit à quatre mains par ces deux architectes, avec la complicité de Mireille Gansel, revient sur le quotidien, les expériences et questionnements, moments de grâce et de doutes liés à cette pratique singulière d’architecte. Installé pendant 3 ans à la Gauthière, quartier populaire de Clermont-Ferrand, ce laboratoire d’urbanisme participatif a décliné ses actions au gré d’envies habitantes, de rencontres et d’analyses du territoire. Il a contribué à la définition et à la réalisation d’aménagements paysagers, à l’élaboration d’un programme architectural et à la création de nouveaux liens sociaux. »

Pour lire l’ouvrage complet c’est par là : Avant l’architecture, une programmation habitée

Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

Notre Atelier Commun

Notre Atelier Commun

Brochure 2018

L’association Notre Atelier Commun a été créé en 1999 par Patrick Bouchain, constructeur et scénographe, pour répondre à une commande de la Mission mécénat et Action culturelle de la Caisse des Dépôts et Consignations : «La Forêt des Délaissés ». Depuis sa création, Notre Atelier Commun mène des projets liés au paysage, à l’architecture et à la ville, qui questionnent la dimension sociale, culturelle et environnementale de l’acte de construire. Autour d’une équipe d’architectes, d’élus, d’artistes, d’usagers, etc… L’atelier s’est fixé pour mission la recherche, la transmission et l’accompagnement de projets. Aujourd’hui, Notre Atelier Commun porte le projet de la Preuve par 7 avec Plateau Urbain et l’agence Palabres.

La brochure présente les projets développés par l’association entre 1999 et 2018.

Du vernaculaire à la déprise d’oeuvre

Faire des pieds et des mains

Faire des pieds et des mains – L’Université Foraine de Bataville

Décembre 2016

« Le site des anciens établissements BATA, ferme agricole, lieu de production industrielle et cité ouvrière, a progressivement perdu son activité industrielle, puis tertiaire. Les deux mille cinq cent personnes qui y étaient employées dans les années cinquante ont été licenciées par vagues successives jusqu’à ce que l’entreprise ferme définitivement ses portes en 2001. Véritable ville dans un paysage rural, le site doit désormais accomplir sa mue et trouver un nouveau souffle.

Dans l’attente d’un projet de reconversion, L’Université Foraine se donne un an pour explorer la cité Bata, et le territoire autour, pour regarder, rencontrer, écouter, pratiquer, pour récolter les avis, les envies, les projets, les douleurs comme les rêves, pour brasser les possibles et révéler les pistes.
Pendant cette année, une équipe s’installe en permanence, parce qu’il faut habiter pour comprendre, parce qu’il faut travailler ici pour partager, pour trouver la cohérence ensemble, et que faire hospitalité peut aussi faire surgir l’impensé.

Programmer activement, c’est mettre en avant l’agir, le faire, la mise en chantier dans la recherche d’un projet. c’est connecter, croiser et puis expérimenter ensemble sur le terrain, avec tout volontaire, qu’il soit habitant, école, institution ou association, pour débusquer les bonnes idées dans l’action, mettre à l’épreuve et faire démonstration.
Quatre grands moments de rencontre, et des actions au quotidien, nés des rencontres successives, des passions de chacun et des envies locales, dessineront ainsi les possibles à venir. »

Retrouvez la narration sur la mission de Notre Atelier Commun à Bataville ICI !