La proximité est indéniablement devenue rassurante, appréhendable

La proximité est indéniablement devenue rassurante, appréhendable

La proximité est indéniablement devenue rassurante, appréhendable – News Tank Cities

Janvier 2019

« La question de la place de chacune et de chacun au sein d’une société, dans un territoire et plus largement du sentiment d’appartenance à une communauté unique ou fragmentée est posée. […] Une chose est certaine : opposer les uns aux autres, jouer la provocation pour asseoir une autorité ou pour fédérer ceux auxquels on s’adresse plus prioritairement au risque de laisser les autres dans leur posture, a, ces dernières années, toujours entraîné une réaction immédiate et parfois violente. Une autre approche ne devrait-elle pas, dès lors, partir de ce qui rassemble, de ce que l’on peut appeler le commun, en prenant pour point d’ancrage des projets de territoire, quelle que soit leur échelle. »

Vous trouverez l’article complet de Patrick Bouchain et Sophie Léron → ici

La proximité est indéniablement devenue rassurante, appréhendable

Evaluation de la loi sur le permis de faire

Evaluation de la loi sur le permis de faire

Septembre 2019

« Le permis de faire fut, d’abord et avant tout, l’expression d’une ambition visant à renforcer et à pérenniser le modèle culturel français en affirmant la liberté de création, la promotion de la transparence dans les industries culturelles, l’amélioration de la qualité architecturale et la clarification des dispositifs de protection patrimoniale. Mme Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture et de la Communication, qui a porté le projet de loi LCAP, la résumait par la formule suivante : cette loi « affirme la spécificité de la culture et ce pourquoi elle requiert la protection du législateur ». Elle incarne ainsi la relation particulière que la France et sa représentation nationale entretiennent avec la culture.

Pour mener cette première évaluation de la loi LCAP, les rapporteurs ont tenu à entendre un grand nombre d’acteurs de terrain, afin de récolter des témoignages concrets des forces et des faiblesses de l’action de l’État sur l’ensemble des territoires : plus d’une cinquantaine ont ainsi été entendus par les rapporteurs. Ceux-ci tiennent à remercier l’ensemble des personnes qui ont accepté de partager leur expérience et leurs recommandations pour améliorer l’action de l’État en matière architecturale et patrimoniale. »

Retrouvez l’intégralité du rapport d’information sur ce lien !

La commission des affaires culturelles et de l’éducation a examiné le rapport d’évaluation de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, lors de sa séance du mercredi 25 septembre 2019. Retrouvez la vidéo des débats ici.

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Habiter en construisant, construire en habitant

Habiter en construisant, construire en habitant – Edith Hallauer

2015

« Cet article interroge, au prisme des alterpolitiques urbaines, des démarches singulières voyant des architectes habiter sur le lieu même du projet urbain qu’ils ont en charge de réhabiliter. Ni tout à fait à l’initiative des municipalités, ni réellement issues d’une mobilisation sociétale, ces démarches se situent précisément dans l’interaction complexe entre refus de stratégies entrepreneuriales modélisées, soutien à des populations urbaines défavorisées, et ouverture des politiques urbaines à l’expérimentation. À l’opposé des médiatisées « résidences d’architectes », ces « architectes en résidence » transforment la figure démiurgique du concepteur en simple habitant de quartiers en rénovation. C’est principalement à travers l’étude de l’expérience de l’agence Construire à Boulogne-sur-Mer (2010-2013), concernant une rénovation en participation de soixante maisons de rue habitées, que l’auteur tente de relever les balises conceptuelles de ce que ces acteurs appellent la « permanence architecturale ». Après la contextualisation de cette démarche s’inscrivant à la fois dans l’histoire de la réhabilitation du logement en France et celle de la démocratisation culturelle, les sources, définitions et enjeux de cette notion sont étudiés à l’aune de démarches artistiques à l’histoire plus ancienne. Face à d’autres expériences comparables, l’enjeu d’une éventuelle institutionnalisation de ces pratiques émergentes est ensuite soulevé. Cependant, la fragilité de ces initiatives à très petites échelles témoigne de leur dépendance à l’égard des contextes et des acteurs ultralocaux, freinant leur normativité. »

Découvrez l’article ici

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Le droit à la ville

Le droit à la ville – Henri Lefebvre

1968

En 1968, Henri Lefebvre publia son ouvrage phare : Le droit à la ville. Dans celui ci il cherche à promouvoir le droit à la ville comme une forme supérieure des droits : le droit à la liberté, à l’individualisation dans la socialisation, à l’habitat et à l’habiter. Le droit à l’œuvre (à l’activité participante) et le droit à l’appropriation (bien distinct du droit à la propriété) s’impliquent dans le droit à la ville.

« Le droit à la ville ne peut se concevoir comme un simple droit de visite ou de retour vers les villes traditionnelles. Il ne peut se formuler que comme droit à la vie urbaine, transformée, renouvelée. Que le tissu urbain enserre la campagne et ce qui survit de vie paysanne, peu importe, pourvu que « l’urbain », lieu de rencontre, priorité de la valeur d’usage, inscription dans l’espace d’un temps promu au rang de bien suprême parmi les biens, trouve sa base morphologique, sa réalisation pratico-sensible. »

Retrouvez l’intégralité du PDF de l’article « Le droit à la ville  » d’Henri Lefebvre paru un an avant l’ouvrage général.

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La grammaire participative

La grammaire participative – Judith le Maire de Romsée

Février 2009

« Des processus participatifs impliquent de nouveaux acteurs l’architecture et l’urbanisme lors des crises urbaines du XXe siècle liées à l’industrialisation, aux démolitions des guerres ou de l’urbanisme fonctionnaliste. Le dialogue «œuvre auteur» est contextualisé et augmenté des commanditaires et des usagers. L’architecte autoritaire devient pédagogue et apprend de l’usager, ce « spécialiste de l’habiter» et il l’informe pour qu’il participe. L’expression créative de chacun est autorisée dans le projet, … Divers instruments sont utilisés pour la participation (enquêtes, musées de villes – Urbaneum – et expositions, réunions d’habitants – conférences permanentes – pamphlets …). Il s’agit de constater la persistance des outils et de montrer l’évolution de la grammaire participative au cours du siècle. Les variables des expériences participatives sont étudiées. La grammaire permet d’évaluer l’institutionnalisation de la participation par les pouvoirs publics à la fin siècle. »

Vous trouvez ici la thèse complète de Judith le Maire de Romsée.